Contribution n°23 (Web)
Déposée le 2 avril 2025 à 11h09
Ayant élu domicile à l'abri du bourrelet de sable constitué depuis des millénaires par l'accumulation sédimentaire des dunes, de part et d'autre du Pont-d'Yeu, vous connaissez le caractère volatile et mouvant de ce substrat que la République a voulu fixer par décret(impérial) en l'ensemençant au XIXeme siècle.
Depuis, l'ère controversée du réchauffement climatique est venue assombrir l'enthousiasme béat de la croissance sans fin. L'extraction de sable fossile que les géologues savent avoir été déposé là par gravité, en provenance des structures géologiques en amont de l'estuaire de la Loire. Ce sable devrait être remonté mécaniquement des fonds pour être ramener sur la terre ferme dans le but de construire des châteaux en Espagne, des hôpitaux, des Ephad, et autres édifices et sous-couches de voies du génie constructif humain.
J'aimerais confier à la Commission d'enquête mon inquiétude du bon sens citoyen devant les conséquences d'un tel chantier(103,2 km2) sur les courants marins, la modification possible des mouvements de la masse d'eau incessants et puissants dans la zone, des écloseries des animaux marins, micro-organismes vivant dans le sable, modification possible de la houle et donc du régime des vagues côtières avec les conséquences inconnues sur l'érosion côtière.
Bien sûr, que tel un Obélix des temps modernes, je ne crains pas encore que le bourrelet dunaire qui protège ma maison des assauts océaniques soit fragilisé en tombant sur ma tête par l'extraction de sable en mer à des dizaines de kilomètres du lieu de ma résidence. Néanmoins, sur le temps long des temps géologiques, ce sable dunaire accumulé constitue la digue naturelle du Marais Breton. Il provient bien de l'érosion superficielle des roches de "l'intérieur des terres" que le projet porté par le groupement d’intérêt économique Loire Grand Large souhaite exploiter.
Si "Rome ne s'est pas construite en un jour", le sable extrait pourrait représenter dans l'intérêt particulier d'entreprises en recherche de "plus-values économiques" et de marges de croissance un élément économique décisif puisque sans grande valeur marchande à l'extraction autres que les moyens techniques et humains importants mis en œuvre.
La dune millénaire où pousse la forêt domaniale est protégée, le Pont-d'Yeu est protégé par l'Etat alors que ces deux éléments géologiques étaient des carrières à matériaux avant que des interdictions ne viennent arrêter toutes activités. Les dunes et le Pont d'Yeu et les zones sous-marines d'extraction de sable sont un même système géologique avec des interactions possibles sur le temps long géologique mais aussi plus imminent avec la modification du climat.
Ainsi pourquoi, l'Etat interdirait-il depuis longtemps l'extraction de matériaux et autoriserait, sous l'eau, l'extraction de ces mêmes matériaux dans un ensemble géologique cohérent? L’intérêt général voulu ici ne pourrait prévaloir, là bas, pas loin mais à l’abri des regards car sous l’eau. Là où un petit poisson s'aimait d'amour tendre avec un petit oiseau ?
Bien sincèrement
Alain Thomas
Contribution n°22 (Web)
Déposée le 2 avril 2025 à 08h34
Au vue de l’érosion sur nos territoires il est inconcevable de partir sur un tel projet
Cordialement
Contribution n°21 (Web)
Déposée le 1 avril 2025 à 17h30
Contribution n°20 (Web)
Déposée le 1 avril 2025 à 17h15
durable des ressources, de préservation des fonds marins, de la ressource halieutique et de la faune benthique, j'entends faire valoir le principe de précaution et m'oppose fermement à cette nouvelle demande de permis exclusif de recherches.
L’extraction pendant trente ans des granulats marins au large du Pilier s’est accompagnée
d’une modification du transit hydro-sédimentaire sur la côte nord de l’île de Noirmoutier.
L’étude RESISTE portée par Ifremer et le Corepem, si elle constate cette réalité, ne parvient
pas à garantir l’absence de lien entre cette exploitation minière et le phénomène de
modification du trait de côte.
Aucune garantie n’étant apportée actuellement sur l’absence d’impact de l’extraction de
granulats marins sur les dynamiques hydro-sédimentaires indispensables au maintien du trait de côte – et donc à la protection des personnes et des biens –, une nouvelle demande
d’extraction est un risque supplémentaire majeur.
Il en va de même pour la faune et la flore marines qui sont forcément impactées par ce type
d’activité via la perturbation des zones d'alimentation et de reproduction, la fragilisation voire la destruction des habitats ainsi que la migration forcée des espèces.
La pêche artisanale vendéenne est une nouvelle fois mise à contribution avec une énième zone interdite à la pêche. Les zones d’extraction actuelles (concessions Cairnstath et celle du Payré), le parc éolien Emyn, les zones de protection forte sont autant de contraintes avec lesquelles les marins pêcheurs doivent déjà composer.
La filière de réutilisation des gravats doit impérativement être développée afin que l’extraction marine soit autant limitée que possible dans une stratégie durable du réemploi.
Outre l'usage des granulats marins pour les constructions, qui peut être très certainement limité beaucoup par le recyclage, est-il normal que cette part importante de granulats soit réservé à des cultures comme la mâche ou les carottes pour enrichir (modifier ou dégrader) des sols qui ne contiennent pas assez de sable initialement...Cela nécessiterait de repenser le modèle agricole français et peut-être faire pousser les légumes en priorité là où ils poussent naturellement, plutôt de là où on en a envie qu'ils poussent...ne faudrait-il pas des études également sur cette question...
Contribution n°19 (Web)
Déposée le 1 avril 2025 à 16h09
Document joint
Contribution n°18 (Web)
Déposée le 1 avril 2025 à 15h47
La balance coût environnemental / économique étant particulièrement déséquilibrée et néfaste, également pour le trait de cote déjà très fragilisé, aucune raison économique ne saurait suffire pour autoriser cette exploitation des sables des fonds marins. Cordialement.
Contribution n°17 (Web)
Déposée le 31 mars 2025 à 23h41
Contribution n°16 (Web)
Déposée le 31 mars 2025 à 11h56
Contribution n°15 (Web)
Déposée le 31 mars 2025 à 11h55
Je suis contre ce projet d'extraction de sable!
Contribution n°14 (Web)
Déposée le 31 mars 2025 à 11h53