Contribution n°13 (Web)
Déposée le 30 mars 2025 à 21h28
Contribution n°12 (Web)
Déposée le 30 mars 2025 à 20h58
Contribution n°11 (Web)
Déposée le 30 mars 2025 à 10h03
Contribution n°10 (Web)
Déposée le 29 mars 2025 à 22h31
Contribution n°9 (Web)
Déposée le 29 mars 2025 à 21h26
Contribution n°8 (Web)
Déposée le 29 mars 2025 à 20h05
Contribution n°7 (Web)
Déposée le 29 mars 2025 à 19h26
Contribution n°6 (Web)
Déposée le 29 mars 2025 à 10h02
Assez de béton aussi.
Contribution n°5 (Web)
Déposée le 28 mars 2025 à 22h03
1. Impact sur l’érosion côtière et la montée du niveau de la mer
L’extraction de sable en milieu marin perturbe l’équilibre sédimentaire des côtes. Or, la région concernée, notamment la Loire-Atlantique et la Vendée, subit déjà une érosion significative, qui menace plusieurs communes littorales (Saint-Jean-de-Monts, Noirmoutier-en-l’Île, La Baule, etc.).
• Le sable joue un rôle essentiel dans la protection des côtes en atténuant la force des vagues et en stabilisant les dunes, qui sont des barrières naturelles contre les tempêtes et la montée des eaux.
• En supprimant ces sédiments, l’extraction pourrait accélérer l’érosion des plages et favoriser les submersions marines, phénomène déjà préoccupant avec l’élévation du niveau de la mer estimée entre 30 et 80 cm d’ici 2100 (GIEC, 2021).
• Plusieurs zones concernées par cette demande de PER figurent déjà parmi les secteurs à risque dans les cartes du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) sur l’évolution du trait de côte. Ce projet fragiliserait davantage ces territoires.
2. Risques pour la biodiversité marine et les habitats sensibles
L’extraction de sable a des effets destructeurs sur les écosystèmes marins :
• Elle entraîne la destruction des habitats benthiques (fonds marins), affectant des espèces sensibles comme les bivalves (coquilles Saint-Jacques, palourdes) et les poissons benthiques (raies, turbots), qui dépendent de ces substrats pour leur reproduction et leur alimentation.
• Le bruit et le soulèvement de particules fines modifient la turbidité de l’eau, altérant les conditions de vie des organismes marins et réduisant la photosynthèse des herbiers sous-marins, qui sont des puits de carbone naturels essentiels pour la régulation du climat.
• Plusieurs des communes concernées par l’enquête publique sont proches de zones Natura 2000 et d’aires marines protégées (comme l’estuaire de la Loire et la baie de Bourgneuf), où ce type d’activités pourrait être incompatible avec les objectifs de conservation.
3. Incompatibilité avec les engagements climatiques et la transition écologique
L’extraction massive de sable est un non-sens écologique à l’heure du dérèglement climatique.
• Le sable est une ressource limitée : les stocks marins ne sont pas renouvelables à l’échelle humaine, ce qui rend cette exploitation incompatible avec une gestion durable des matériaux.
• Son exploitation alimente une industrie du béton très carbonée, alors que la France s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et à promouvoir des alternatives plus durables dans la construction.
• Ce projet va à l’encontre des recommandations scientifiques qui alertent sur la nécessité de préserver les écosystèmes marins pour leur rôle dans la régulation climatique (captation du CO₂, stockage du carbone dans les sédiments marins, protection contre les phénomènes climatiques extrêmes).
4. Absence de justification d’intérêt général
• Contrairement à des projets d’extraction strictement encadrés pour l’entretien des plages ou la reconstitution des dunes, cette demande semble purement industrielle, sans démonstration d’un intérêt général supérieur.
• Aucune étude d’impact sérieuse n’a été produite pour évaluer les effets cumulatifs sur la biodiversité et les écosystèmes côtiers à long terme.
• La population locale, les pêcheurs et les acteurs du tourisme, qui dépendent de la préservation du littoral, ne semblent pas avoir été concertés de manière approfondie sur les conséquences de ce projet.
Conclusion : un projet incompatible avec la protection du littoral et les enjeux climatiques
Ce projet s’inscrit dans une logique d’exploitation des ressources naturelles dépassée, qui ne prend pas en compte les impératifs écologiques et climatiques du XXIe siècle. Il va à l’encontre des objectifs de résilience côtière, de protection des écosystèmes marins et d’adaptation au changement climatique.
En conséquence, je demande le rejet de cette demande de permis exclusif de recherches et des autorisations associées. Il est essentiel de privilégier une gestion durable des ressources sédimentaires et de renforcer la protection des écosystèmes côtiers, plutôt que d’autoriser une activité susceptible d’aggraver les risques environnementaux pour les générations futures.
Je vous remercie de prendre en compte ces éléments et reste disponible pour toute clarification.
Contribution n°4 (Web)
Déposée le 26 mars 2025 à 15h45
Car nous pensons que cela aura un impact negatif sur les les plages et bancs de sable proches du rivage cotier de Noirmoutier.